
Free annonce “Les principes d’un déploiement équilibré et concurrentiel du FTTH sont maintenant établis” dans un communiqué de presse en date du 10 octobre 2008. L’accord Orange/SFR ne plaisait pas à l’opérateur qui le jugeait anti concurrentiel. Après la consultation publique sur le déploiement et la mutualisation de la partie terminale des réseaux en fibre optique confirmé par un communiqué de l’ARCEP Free estime les conditions réunies pour établir de nouveaux accords avec l’ensemble des opérateurs devant permettre le vrai démarrage de la fibre optique en France.
L’accord Orange SFR posait plusieurs problèmes à Free, un câblage unique dans les immeubles partagé par les différents FAI et un point de mutualisation au plus près des logements à l’intérieur des immeubles. Orange utilise la technologie GPON où une fibre permet de raccorder plusieurs foyers alors que Free se concentre sur la technologie P2P où chaque foyer dispose d’une fibre distincte.
Le communiqué de Free pointe les 3 points suivant :
1°) la pose de fibres supplémentaires à la demande d’un autre opérateur et financée par ce dernier ;
2°) la localisation du point de mutualisation sur le domaine public ;
3°) la présence d’un opérateur d’immeuble unique fournissant l’ensemble des prestations du point de mutualisation jusqu’à la prise de l’abonné.
Cela signifie que Free pourra demander à l’opérateur qui a câblé un immeuble de déployer en parallèle les fibres nécessaires à son propre réseau, les frais restant à la charge de Free. La filiale d’iliad pourra ainsi utiliser la technologie P2P alors que l’unicité de l’opérateur pour le câblage dans l’immeuble sera préservée.
Le point de mutualisation devant être sur le domaine publique, Free a ainsi la garantie de faire reculer ce point hors de l’immeuble.
Interrogé par La Tribune Paul Champsaur, président de l’ARCEP, jugeait l’accord Orange SFR conforme à la LME dans la mesure où il ne concernait que 12 villes et exclusivement pour des zones à forte densité de population. Il est vrai que l’on est loin d’un accord national global.
La définition du point de mutualisation, sujet sensible, reste à préciser mais là encore Paul Champsaur reste mesuré “Il est trop tôt pour imposer une règle. Les retours d’expérience seront très importants. Dans un an, nous tirerons un bilan, nous pourrons être plus directifs et préciser les conditions de déploiement“.
Dans ces conditions, Free appelle les autres opérateurs à ouvrir au plus vite des négociations pour aboutir à un accord. Il est vrai que le 23 octobre approche, date à laquelle Eric Besson, secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique, recevra de l’ARCEP le résultat des travaux.
Pour en savoir plus :
Communiqué de Free du 10/10/2008
Communiqué ARCEP du 10/10/2008
Interview de Paul Champsaur, président de l’ARCEP, au journal La Tribune, le 10 octobre 2008
Commentaires, Réagissez à cet article